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vendredi 29 juin 2007

L'Assemblée nationale est-elle encore légitime?

Si l’on a effectivement pu considérer l’Assemblée Nationale comme un des symboles et un des cœurs de notre République, il serait intéressant de se poser la question de ce qu’apporte réellement ce système dans la vie politique actuelle.

Quel est le sens d’une Assemblée Nationale ? Tout simplement que les représentants du peuple siègent, se concertent et choisissent la meilleure solution pour le pays. Se pose donc tout simplement la question de savoir pourquoi le peuple a besoin de représentants. Petit rappel, l’Assemblée Nationale naît suite au Serment du Jeu de Paume des représentants du Tiers-État. Ces délégués devaient présenter les doléances des bourgades représentées. Mais aujourd’hui, a-t-on encore besoin de représentants, qui ne visitent pas toujours très souvent leur circonscription, pour exprimer les doléances des électeurs alors que pullulent les moyens de communication actuellement. Est-ce que le système électoral n’est pas un peu rétrograde ? Non seulement cela ne représente pas la véritable proportion des votes mais en plus les mouvements démographiques font que le découpage des circonscriptions n’ont plus de sens réel.

Il faut également prendre en compte les coûts engendrés bien que la lutte contre la dette ne représente plus une priorité. Chaque député reçoit des indemnités pour lui et une voire deux secrétaires. En plus, chaque député doit être élu deux fois pour recevoir une retraite de député. Or tous les parlementaires maîtrisent l’astuce qui consiste à cotiser deux fois lors du premier mandat pour toucher, plus tard, les si désirées pensions. En plus des ces fraudes, on peut s’interroger sur le coût de toutes les commissions que nous avons. Vous savez toutes ces commissions d’enquête qui sont si facilement attribuées mais si rarement concluantes. Par ailleurs, tout le protocole qui entoure les parlementaires coute d’autant plus cher qu’il est nécessaire pour remonter le prestige de cette cour de maternelle qui passe son temps à crier, huer, s’insulter quand ils ne dorment pas. Le comportement que nous montrent nos chers élus est-il digne du rôle qu’ils sont censés occuper en siégeant à l’Assemblée ?

Car finalement ce qui pourrait être le plus gênant dans la tenue de cette Assemblée est la perversion de son rôle. Autrefois lieu où s’affrontait divers visions de la France soutenues par de grands esprits, nous avons aujourd’hui l’affrontement de technocrates, se connaissant tous depuis longtemps, parfois copains comme cochons et, c’est là ce qui est le plus gênant pour nos oreilles, qui se prennent tous pour de grands orateurs. Là où il faudrait voter pour une idée, pour un projet, on vote selon une consigne, contre sa conscience, comme un robot ou un être lobotomisé. Ainsi, nos députés ne sont en fait plus des êtres responsables que l’on envoie faire un choix pour la France, mais des sous-fifres d’organisations puissantes et plutôt démagogues.

Alors comme le but de ce blog n’est pas une critique simpliste, et non-constructive, que pourrions-nous proposer comme alternative ? Ne prétendant pas à 21 ans être capable de réformer la Vème République, je souhaite proposer des pistes de réflexions. Alors qu’on nous assure que les machines électorales qui ont permis l’élection de Bush de manière frauduleuse sont au point en France, pourquoi ne pas imaginer un site internet pour les élections basés sur le même principe que celui créer pour le paiement des impôts ? Non seulement la participation devrait être élevée quelque soit le temps (alors qu’aujourd’hui on nous sort toujours l’excuse du cinéma ou de la pêche, plutôt que de parler des lacunes des candidats), mais cela ouvre des portes à la participation du peuple à la gestion quotidienne de la politique. Faire accepter les lois par « cyber-référendum » pourrait inciter les gens à participer beaucoup plus et pourrait limiter les niveaux hiérarchiques : Montesquieu disait qu’entre le citoyen et le sommet de l’État il ne doit y avoir que deux niveaux, aujourd’hui nous avons la mairie, la communauté de commune, le canton, le conseil général, le conseil régional, l’Assemblée nationale, le Sénat et enfin le gouvernement soit niveaux !

Cependant cette solution n’est pas optimale car elle supprime la possibilité d’amendements. Mais comme 1+1=3, en mettant en commun nos idées on devrait pouvoir trouver des solutions intéressantes. Alors qu’en pensez-vous ?

lundi 11 juin 2007

Bienvenue en Communicratie

Voilà nous y sommes. Le grand moment est enfin arrivé. Les masques viennent de tomber, tout le monde (ou presque) a joué sa carte personnelle. Ils ont décidé de mettre le paquet avant les législatives. Histoire que nous n’ayons que des miettes. Et oui, avec le très démocratique système électoral français, un parti qui fait 16, 17 ou 20 % va se retrouver avec une dizaine de sièges au parlement. Mais je vais trop vite, je m’emporte, je me « décomplexe », chers lecteurs nous vivons un moment unique, nous écrivons l’Histoire.

Une petite vue d’ensemble pour bien mettre les choses au point : A peine élu le président Sarkozy triomphe tel une rock star, va saluer ses fans entre deux coupes de champagne au Fouquets, on aurait presque dit France 98 après la victoire sur le Brésil. Jusque là on peut encore comprendre, l’âpreté du combat, l’ivresse de la victoire… un peu d’excès ce n’est pas bien grave.

Le lendemain, quelle surprise, le président a disparu. Là je me dis : «Curieux, suivrait-il ce qu’il avait annoncé ? Est-il parti en retraite monastique ? ». Naïf que j’étais ! Le voila sur un yacht au large de Malte, après un voyage en jet privé (Si c’est ça la vie monastique, on ment aux frères de Cîteaux depuis des siècles). Quelques personnes s’offusquent et là on nous sort l’argument massue : « C’est un faux débat, cela n’a pas coûté un centime au contribuable ! ». Encore heureux ! Il ne manquerait plus que ça. Pour un président qui nous dit qu’on va devoir se serrer la ceinture, ce serait un comble (la location du seul yacht étant estimée à 150000€ la semaine). Mais si les Français n’ont pas eu à payer tout de suite, je suis prêt à parier qu’ils payeront cette escapade maltaise au prix fort dans quelques années. En effet comment une seule seconde, peut-on douter que le Président Sarkozy ne sera pas redevable de ce cadeau offert par M. Bolloré grand patron de presse, à la tête d’une holding qui détient une part non négligeable dans un grand institut de sondage français ? Un candidat fait par les média, et par les sondages, un président envoyé en vacances par un patron de ces mêmes média et sondages ne va-t-il pas être redevable ? Quand on connaît la propension de l’État français à faire vivre certains grands groupes par ses mirifiques contrats on peut se demander si la note ne sera pas payée (voire plus) par les Français à postériori.

Bref tout cela n’est pas important, et on ne peut pas y faire grand chose, mais ne vous inquiétez pas un jour on en fera le bilan calmement et le Peuple français jugera.

Reprenons notre vue globale des premiers jours sous Sarko I. Le troisième jour (car il y eut un troisième jour n’en déplaise aux extrémistes et aux casseurs) un sondage tomba : le peuple approuverait les luxueuses vacances de notre président. Les journalistes furent contents, l’UMP fut soulagé, personne ne trouva bizarre que le propriétaire du yacht et de l’institut de sondage soit le même, il y eut un soir il y eut un matin ce fut le troisième jour. Ridicule… Mais tout ça n’est rien à côté de la formation du gouvernement, non pas que tout soit à jeter dans ce gouvernement mais on assiste quand même à une véritable farce démocratique. Je m’explique : La réduction du nombre de ministères et le décloisonnement de certains sujets c’est une bonne idée. La situation actuelle de notre pays nécessite une vue d’ensemble et non de se concentrer, d’agir au coup par coup.

En revanche les personnalités, les « peoples » de ce gouvernement laissent perplexe quand au objectifs réels de ce gouvernement. On nous a dit que ce gouvernement reflétait plus la compétence que la fidélité. Heureusement ! Vous imaginez, la fidélité personnifiée par Hervé Morin, Bernard Kouchner ou Eric Besson… Après, niveau compétence, on peut se demander à quel niveau.

Compétence de communicant, sûrement, mais compétence dans leur ministère pas sûr ! Et encore on a échappé à Johnny à la culture ; dans le fond il a bien fait de s’évader fiscalement ! Dans le fond on a un gouvernement qui donne une image d’ouverture, de mixité et de popularité. Une image seulement ! Car si on regarde bien on n’a pas d’ouverture, on a des ralliements, donc de l’assimilation, et encore si ces ministres sont maintenus après les législatives. Car cela n’est peut être dans le fond qu’une manœuvre pour discréditer toutes idées d’opposition avant les législatives, en suivant le raisonnement suivant : « Pourquoi envoyer des députés d’opposition à l’assemblée si le gouvernement inclut déjà en son sein des gens de gauche et du centre ? ». Mais là on donne dans le procès d’intention, nous verrons bien après les législatives.

Bref rien n’a changé depuis le passage de Sarkozy de Beauvau à l’Elysée on donne dans l’apparence, toujours dans l’apparence. Pauvre France ! D’autant que pendant ce temps là, au parti socialiste… et bien rien ne se passe, on s’apprête à perdre une nouvelle fois, ne les intéresse que de savoir qui gardera le magot. C’est plus que ridicule, au lieu de se battre pour leurs idées, pour leur héritage, ils sabordent le navire en s’entre-jetant à l’eau. Avis aux automobilistes ne passez pas par la rue de Solferino sous peine de prendre une balle perdue !

Mais malgré tout il faut continuer à espérer et à se battre. Les législatives ne sont pas encore perdues. Et 5 ans c’est long, il y aura d’autres combats, tout ne fait que commencer !

Matth, El Sapo

lundi 7 mai 2007

Deux défaites et un espoir…

Je regarde la télé en ce 6 mai 2007, et je n’en reviens toujours pas. Je m’y attendais, certes. Tous nous le servaient matin, midi et soir, M Nicolas Sarkozy vient d’être élu président de la République Française. Autant dire qu’il vient de devenir président de ma République. Dur ! Et là je me mets à éprouver un sentiment bizarre.
Participation massive et file d’attente devant les bureaux de vote. Non, ce n’est pas ça, je n’éprouve aucune fierté civique.
Propos conciliant d’ouverture, preuve d’europhilie. Non, je ne vois aucune victoire « morale »…
Président superstar descendant les Champs Elysées escorté par sa cour de journalistes. Non, je n’éprouve aucune envie !
Promesse irréaliste, connivence avec les média et idéologie antihumaniste. Non, je n’éprouve aucune honte, aucune haine, aucune envie de revanche.
Tout ce que j’éprouve c’est de l’espoir. Oui je sais ça va vous paraître bizarre. En effet je suis social chrétien, j’ai voté Bayrou puis Royal et je m’apprête à m’exiler, mais malgré tout j’espère.
Résumons, ce soir j’ai, nous avons perdu deux fois. Déjà la République vient de tomber dans les mains d’un clan motivé avant tout par la conservation des richesses accumulées (en un mot le fric) qu’ils tentent de dissimuler sous une morale sécuritaire ou qu’ils considèrent comme telle.
Ma deuxième défaite c’est d’avoir dû voter pour la candidate d’une gauche en totale faillite idéologique. Une candidate qui court après les thèmes (et oui dans la politique française on ne parle plus d’idées, et encore moins de valeurs, mais de thèmes) de ses adversaires. Candidate d’une gauche incapable d’innover, ni même de faire valoir ces valeurs et son héritage. Candidate qui a retardé notre arrivée au pouvoir, candidate qui a ridiculisé la politique en se drapant de bleu, blanc et rouge pour éviter de débattre vraiment.

Mais malgré tout j’espère ! Car je suis encore plus convaincu que l’avenir nous appartient, à nous sympathisants du Mouvement Démocrate, que nous soyons sociaux chrétiens, chrétiens libéraux ou libéraux démocrates. Mais d’abord il y a quelques petites choses que je voudrais vous rappeler pour que vous puissiez comprendre :
- Non le socialisme n’est pas une idéologie rétrograde, mais une des composantes de l’Avenir. Encore faut-il parler du vrai socialisme. Pas de cet ersatz social démocrate qu’on nous vend. Ni même ce fascisme égalitariste qui pousse à répondre aux urnes par des voitures brûlées. Je peux d’autant plus en parler que je n’y adhère pas. La démocratie a besoin du socialisme pour réguler la tendance naturelle du pouvoir à défavoriser toujours plus les faibles pour renforcer ceux qui sont déjà tout puissants. En France, le socialisme n’est pas mort, mais n’est plus représenté par le parti socialiste français.
- Oui le parti socialiste ne représente plus rien. N’a plus aucune cohérence, et ne mérite que des défaites cinglantes, et c’est bien dommage. Il n’a pas voulu comprendre que l’angélisme qui pousse à faire un grand écart entre la sociale démocratie et la lutte des classes est INVIVABLE. Il reste prisonnier de l’idéologie de la Gauche Plurielle, idéologie morte avec la chute du rideau de fer, et refuse de voir l’émergence d’une nouvelle force politique.
- Non la démocratie ne peut se passer de pluralité. La démocratie a besoin d’un courant conservateur, d’un courant démocrate, d’un courant social, et même d’un courant contestataire... Après, les cataloguer n’est qu’affaire de géographie mentale !
- Oui, la gauche est morte, mais demain c’est la droite qui mourra, car le monde moderne a bel et bien évolué. La droite semble l’avoir compris, mais sa victoire d’aujourd’hui signe sa défaite de demain. Le monde ne va pas cesser de changer après ce 6 mai et les réponses d’aujourd’hui seront les plaies de demain.
Alors j’espère ! J’espère parce que certains de nos hommes politiques l’ont enfin compris. Ils ont compris que tout était lié, que l’on ne pouvait diriger la France en agissant au coup par coup, en se laissant aller à l’émotion. La seule solution est de prendre de la hauteur pour ne pas se concentrer sur un seul élément. On ne résoudra pas le problème des banlieues à coup de camion de CRS, le problème du chômage à coup de réduction des charges… Chaque problème, chaque défit nécessite analyse et vue globale avant de trancher, et d’appliquer des mesures pas forcément populaires.

J’espère, l’avenir est nôtre je le sais. Alors à dans 5 ans…

Matth, El Sapo

lundi 23 avril 2007

Non, La République n’est pas une S.A…

Je ne sais pas de quand ça date, à vrai dire je ne suis pas assez vieux pour l’avoir vécu, mais certaines personnes considèrent notre république comme une entreprise à tous points de vue. Et encore par entreprise ils entendent le pire du pire, celle où l’actionnaire : « la France d’en haut » tire le maximum de son investissement, la S.A :
- Ils veulent réduire le train de vie de l’Etat, jolie formule pour décrire une maximisation de l’investissement (et je m’y connais je suis auditeur interne).
- Ils veulent casser les privilèges… mais pas les leurs !
- Ils veulent plus de sécurité enfin plus de sécurité pour eux leur pognon, leurs privilèges…
- Ils veulent rompre avec la précédente « gestion », comme nombre d’entreprises ont rompu avec leur ancien mode de gestion (long terme) pour entrer dans l’ère du 30% de ROE (court voir très court terme).
- Ils veulent un CEO à l’américaine qui gérera tout et une fois son mandat expiré s’offrira un joli golden parachute !!!
Et je pourrais continuer longtemps tant les similitudes sont flagrantes. Mais ils n’ont pas compris une chose c’est que la République Française n’est pas une entreprise, n’est pas cotée, et que ce qu’ils considèrent comme « dividendes » aujourd’hui, leur sera fatal demain !
Là je vous sens froncer les sourcils et me soupçonner de je ne sais quel gauchisme primaire archaïque. Je vous demande de ne pas arrêter de lire et de découvrir ma République, Ma France à moi (comme elle l’a si bien chanté) et vous vous rendrez compte que je ne suis pas gauchiste, trotskisant ou chaviste… Je suis pire !

Pour moi la République est plus qu’un régime politique constitutionnellement acceptable ! La République c’est avant tout un ensemble de valeur : Liberté, Egalité, Fraternité. Certes pour beaucoup ce ne sont que des mots, mais pour moi c’est notre futur ! D’abord la Liberté, parce que sans liberté on ne peut pas envisager d’avenir, et sans avenir à quoi bon vivre. Après l’Egalité, pour que tous puissent bénéficier de la même Liberté. Une société ne peut pas durablement exister si tous n’ont pas les mêmes chances de progresser d’aller de l’avant de s’épanouir -Pour les critiques, attendez ! La suite va encore plus vous choquer ! Enfin la Fraternité car pour moi nous sommes tous frères dans l’humanité. Qu’importe la couleur, l’âge, l’origine, la religion, tant qu’il y a respect de la différence, adhésion aux mêmes valeurs fondamentales, acceptation que les autres aient les mêmes droits, les mêmes chances, alors nous sommes frères.

Ca y est vous respirez, je ne suis qu’un doux rêveur romantique et utopiste, je suis jeune et naïf (oui les jeunes et cons c’était vous alors vous adaptez !)... Et si je ne l’étais, si j’étais vraiment sérieux, si j’étais… un humaniste ! Horreur, vite, vite il faut me reclasser… je suis un gauchiste ! Ouf c’est fait, vous réparez ! Et bien détrompez vous, je suis un social chrétien !
Un quoi ? Oui, oui un social chrétien. Vous ne rêvez pas il en reste. Et si vous regardez bien vous verrez que je ne suis pas seul à être hors cadre !
Nous sommes complexes, bien loin de votre manichéisme stupide. Pour ma part je suis catholique et pourtant favorable à une république laïque dans le respect de la foi de chacun (y compris ceux qui n’en n’ont pas). Je suis favorable à une république qui protège les plus faibles contre ce monde de plus en plus violent mais qui refuse les abus, l’assistanat, et les privilèges en tout genre. Je suis pour un patriotisme fiscal tout en étant européen convaincu (et oui j’ai voté OUI au TCE).
Loin des cadres et de votre pseudo logique bien pensante je compte bien exploser vos codes et reconstruire ce monde que vous avez détruit.

En ce 22 avril 2007 je vous le promets, un jour je contribuerai à vous faire lâcher le pouvoir.
Vous ne l’avez que trop bien compris, mais ce siècle n’est pas le vôtre. Je ne sais pas ce que cette élection donnera et qu’importe, quelque chose vient de ce briser. Enfin la vision que vous aviez de notre pays vient de voler en éclats. Ma vision est celle d’un enfant reconnaissant à celle qui l’a vu grandir, loin, très loin de la vôtre de fils prodigues qui avaient tout, qui avez profité de tout jusqu'à tous vomir.
Je vous vois hurler : sécurité, pognon, nation, comme vous m’êtes pathétiques !
Le monde a tellement changé sans vous, il ne vous reste plus qu’à l’accepter et à comprendre que votre règne est fini.

Enfin quand je dis vous, je vise ceux qui sont suffisamment mûrs et intelligents pour se sentir concernés. Bien entendu cela s’étend autant à ceux qui pensent être de gauche que ceux qui pensent être de droite. Et c’est uniquement par manque de temps que je n’ai pas crucifié cette gauche réac arc-boutée sur leurs petits bouts de privilèges (je ne me permettrai pas ici de critiquer ceux qui n’ont pas les moyens de se passer de ces privilèges).
Il y a tellement que je voudrais vous dire… Mais je suis limité par le temps. Déjà le 23 avril s’avance à mesure que le soleil se lève sur la mer… sur mon avenir !
Et au fond de moi je le sais que je vais passer les cinq prochaines années (au moins) en exil. Mais je vous le prophétise, bientôt vous pourrez trembler, car nous (car je ne suis pas seul à tenir ce raisonnement) auront grandi dans la mondialisation, et comme elle, nous serons implacables. Alors je vous conseille de bien profiter des cinq années à venir, après tout sera différent…
Ces cinq années sous Sarko vous sembleront longues…
Nous, nous avons notre temps, nous avons encore la vie devant nous…
Alors à dans cinq ans !

Matth, El Sapo